Jour 12 – LA PALMA : CALDERA DE TABURIENTE
Nuit un peu courte pour Patrice réveillé par un camion nettoyant la voirie à 4h30 du matin. L’hôtel est très bien mais les huisseries sont d’époque et l’isolation phonique est inexistante (heureusement la rue est très peu passante la nuit). Avec mes boules Quies j’ai dormi comme un bébé. Encore un petit déjeuner très agréable.
Ce matin nous quittons Santa Cruz pour les prochains jours et partons en direction du parc national de la caldera de Taburiente qui représente le cœur géographique de l’île. C’est une vaste dépression de 8 km de large consécutive à l’effondrement et à l’érosion du Volcan Taburiente.
En nous arrêtant au centre des visiteurs au sud du parc nous apprenons qu’il faut un permis pour accéder au mirador de la Cumbrecita (1287m) car le nombre de places de parking est limité. Heureusement pour nous, il n’y a pas foule et on nous délivre une autorisation pour deux heures de stationnement.
Superbe route d’accès au milieu des pins.
Au sommet, la balade initialement prévue est fermée, nous optons donc pour un large chemin qui nous emmène jusqu’au mirador Lomo de las Chozas.
Passage un peu vertigineux pour accéder au point de vue mais chemin protégé par des barrières.
Après cette courte mais jolie mise en jambes, nous partons pour une randonnée dans le barranco de Las Angustias (remontée d’un lit de rivière – 10 kms AR – 350 m de dénivelé).
Depuis le parking situé au niveau de la rivière, on remonte en direction du cœur de la caldera. Très joli sentier qui chemine soit à flanc de canyon soit dans le lit du ruisseau. Parfois la progression dans le fond est trop difficile (trop d’eau ou rochers glissants peu franchissables) et il est plus confortable d’opter pour le sentier en corniche.
Sur ce chemin désert nous croisons un vieil allemand (86 ans) bloqué par des rochers au niveau d’un rétrécissement du lit de la rivière. Son amie (plus jeune) a continué et l’a laissé là. Il décide de venir avec nous. Quelques centaines de mètres plus loin nous retrouvons sa compagne. Il souhaite se reposer un moment mais elle choisit de nous suivre et nous sommes un peu surpris de voir qu’elle l’abandonne à nouveau seul en pleine nature. Cette personne est un vrai moulin à paroles et elle nous saoule jusqu’à ce que nous tombions sur d’autres randonneurs sur lesquels elle jette immédiatement son dévolu. Nous retrouvons avec bonheur le calme et le plaisir de la marche dans la nature.
Nous allons jusqu’à la cascade des couleurs (Cascada de los Colores), assez originale avec son mélange d’ocres, de jaunes, de vert et de noir.
Retour par le même chemin mais la descente est beaucoup plus rapide que la montée et nous privilégions le sentier en surplomb pour éviter de trop nous tordre les pieds dans les cailloux de la rivière. Très jolie promenade.
Petite ville de Tazacorte notre étape pour les prochains jours
Installation dans l’Hacienda de Abajo, une ancienne ferme sucrière du 17ème siècle qui a été réhabilitée et transformée en hôtel. L’établissement est entièrement meublé et décoré avec des œuvres d’art apportées de Flandres et d’Andalousie (meubles, tableaux, bibelots, miroirs, tapisseries). Également superbes poteries chinoise en provenance d’Anvers. A noter que l’hôtel ne reçoit pas d’enfants et d’adolescents de moins de 16 ans.
Notre chambre est équipée d’un lit en hauteur appuyé sur une impressionnante tête de lit dorée. Les galeries couvertes ouvrent sur un très joli jardin planté d’espèces locales et exotiques.
Dîner sur place au restaurant El Sitio. C’est un restaurant gastronomique et après avoir dégusté un verre de Spritz, nous y faisons un excellent repas : carpaccio de bœuf, foie gras caramélisé aux amandes et confit de tomates, chevreau rôti, morue au chou-fleur, cheese-cake à la mangue et soufflé froid aux fruits de la passion. Une partie du personnel parle français.
Nuit à l’Hacienda de Abajo, Tazacorte, La Palma