Jour 3 : SANTA CRUZ – SAN CRISTOBAL (Cerro de las Tirejetas)
Lever spontané vers 4h30 qui nous permet d’envoyer un petit message et quelques photos aux enfants. A 6 heures nous sommes sur le port, comme convenu. Le bateau pour San Cristobal part plus tôt que d’habitude car ce matin la ville reçoit une compétition de triathlon de type Ironman qui rassemble des concurrents de tout le continent sud-américain.
Après avoir payé la taxe portuaire (1 dollar), nous montons sur un bateau-taxi (1/2 dollar) qui nous achemine jusqu’à la navette inter-îles, un petit bateau équipé de trois gros moteurs qui va nous emmener en deux heures et demie à San Cristobal, l’île la plus à l’Est de l’archipel (558 Km2 et environ 7000 ha). La mer est formée et le bateau fait des bonds sur l’eau. C’est un véritable tape-cul mais comme il y a de l’air, nous évitons le mal de mer.
Carte de l’île empruntée à Wikipedia
(Par Bamse — own work, using:File:Ecuador Galápagos Islands location map.svg by NordNordWest, GFDL,
https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=49368767)
Installation à l’hôtel Opuntia dans le village de Puerto Baquerizo Moreno, minuscule capitale politique de la province des Galápagos. Notre chambre est plus simple que dans l’hôtel précédent, mais elle est grande, très claire, avec une jolie vue sur la mer et un balcon. Ce sera parfait pour les quatre prochaines nuits. Ambiance familiale et sympathique.
Le guide mandaté par l’agence nous emmène rapidement essayer combinaisons et palmes pour notre sortie bateau de demain, puis nous partons pour une jolie promenade à pieds vers le Cerro de las Tijeretas (Colline des Frégates). Belle vue sur la côte depuis le sommet et sur une petite crique aux eaux turquoise qui correspondrait au premier mouillage de Darwin dans les Galápagos.
Végétation de zone aride avec notamment des cactus, des Palo Santo, des crotons des Galapagos, des « Matazarno » (actuellement sans feuilles mais avec de belles grappes fleuries mauve clair) et des cotonniers (fleurs jaunes au centre rouge).
Descente jusqu’à la crique qui accueille quelques baigneurs et otaries. L’accès à l’eau se fait au milieu des rochers, par une petite plateforme. Une otarie mâle manifeste à grand bruit son mécontentement de voir « sa » plateforme occupée par quelques humains. Voyant que les cris ne suffisent pas à chasser les importuns, elle bondit hors de l’eau et devient très menaçante. Tout le monde recule car le bestiau est énorme (les mâles peuvent faire 200 kilos) et assez effrayant. Notre guide retire son tee-shirt et, en le secouant devant l’otarie, arrive peu à peu à la faire retourner dans l’eau. Impressionnant !
Sur le chemin du retour vers le village, visite du centre d’interprétation pour les visiteurs. On en apprend un peu plus sur l’histoire des îles « découvertes » en 1535 par Frère Tomas de Berlanga évêque de Panama. Elles ont connu les pirates, des tentatives d’exploitation (notamment du sel), ont servi de prisons ou de camps d’internement. La première visite de Darwin remonte à 1835, dans les années 1920, un groupe de norvégiens s’est installé à Santa Cruz et une histoire de disparition sur Floréana a inspiré un roman à Georges Simenon. Les tortues, recherchées pour leur viande, ont été consciencieusement massacrées pendant des années et la protection de la faune et de la flore n’a commencé qu’en 1934. Mais l’équilibre actuel reste précaire et les menaces sont bien réelles.
Déjeuner de homards au restaurant Miconia. Le mien est grillé au beurre et celui de Patrice est présenté en tempura. Le tout est accompagné de frites de bananes et de salade. Un régal !
Après une pause à l’hôtel pour récupérer un peu, nouvelle déambulation dans le village. La température est douce et l’ambiance est agréable. Ici les otaries adultes n’ont pas de prédateur et elles sont vraiment chez elles installées devant les portes de maisons, sur les bancs publics, au milieu de la route. C’est un peu l’équivalent des vaches sacrées en Inde !
Ce soir ce sera pizzas, attablés à une terrasse en regardant les gens se promener en famille et les enfants jouer au milieu des otaries.
NB : Coup de soleil sur la figure. Nous n’avons pas été assez vigilants à cause d’un ciel majoritairement couvert !!
Nuit à l’hôtel Opuntia, San Cristobal